Communiqué de presse
mercredi 12 janvier 2005
Les associations de protection de l'environnement des Hauts-de-Seine déposent un recours devant le tribunal administratif de Versailles, pour faire annuler le Plan Local d'Urbanisme (PLU) de la ville de Boulogne-Billancourt
"Environnement 92", union départementale, (75 associations, 5000 militants) et l'association boulonnaise, "Actions Environnement Boulogne-Billancourt" ont le 24 décembre 2004, déposé un recours au tribunal administratif de Versailles. Il vise à faire annuler la délibération du conseil municipal d'avril 2004 approuvant le Plan local d'urbanisme (PLU) de la ville de Boulogne-Billancourt.
Ces associations ont le soutien de l'union régionale "Ile-de-France Environnement", (350 associations, 30.000 militants).
Au coeur de ce différend, l'aménagement des 52 hectares des terrains Renault avec l'urbanisation de l'Ile Seguin et des espaces de la rive gauche dits du Trapèze. Cet aménagement - l'un des plus ambitieux de l'Ile-de-France - engage l'avenir de la plus peuplée (110.000 habitants) des communes franciliennes après Paris, mais aussi du Val de Seine.
Les associations constatent, en particulier :
1/ une densification excessive avec toutes ses conséquences.
- Une constructibilité autorisée par le PLU nettement supérieure aux droits à construire autorisés par le Préfet des Hauts-de-Seine (960 000 m2 uniquement sur les terrains Renault).
- Une densification excessive de Boulogne-Billancourt avec une sous-estimation de la population future, en contradiction avec les limites fixées par les schémas directeurs d'Ile-de-France et du Val de Seine.
- Un déficit croissant en équipements de proximité.
- Un plan de déplacement non adapté et des transports en commun insuffisants pour faire face à une triple augmentation de population :
- celle des nouveaux habitants,
- celle des employés des nouvelles activités,
- celle des visiteurs des équipements à vocation internationale (Fondation François Pinault, en particulier).
Les moyens de déplacement prévus sont en contradiction avec les orientations du Plan de déplacements urbains (PDU) de l'Ile-de-France.
2/ Des bureaux en nombre excessif.
3/ Une absence de mesures suffisantes pour protéger le patrimoine industriel.
4/ Des mesures qui caractérisent un détournement de pouvoir.
Les associations qui, depuis 10 ans, participent aux réunions consacrées à ce projet, demandent :
- une évaluation par des experts indépendants des paramètres de l’opération ;
- des informations plus complètes et plus transparentes sur le projet d'aménagement ;
- une meilleure cohérence entre les objectifs annoncés et les moyens mis en oeuvre ;
- un plus grand respect de l'environnement et de la qualité de vie des populations du Val-de-Seine directement concernées.