Les Verts réclament un referendum d'initiative locale sur la question de nouvelles tours dans la capitale. Une demande qui fait suite au projet d'une pyramide de 200 mètres à Paris Porte de Versailles.
« Donner la parole aux Parisiens » sur la question des tours est une priorité pour Danielle Fournier et Sylvain Garel, présidents du groupe Verts au conseil de Paris. Tous deux considèrent que ce tye de construction est « une véritable catastrophe écologique » et entendent s'appuyer sur l'opinion des habitants qui restent largement défavorables aux immeubles de grande hauteur.
Un sondage CSA, publié samedi dans Le Parisien, révèle en effet que 64% des Français seraient opposés à la construction de tours d'une quinzaine d'étages, soit au moins 50 m de hauteur, dans les grandes villes françaises.
Pourtant, le Conseil de Paris a voté, en juillet dernier, pour le dépassement du plafond de hauteur de 37 mètres du PLU (jusqu'à 50 mètres pour le logement et au-delà pour les équipements publics et les activités économiques) sur six sites: Bercy-Charenton (XIIe), Masséna-Bruneseau (XIIIe), Porte de Versailles (XVe), Batignolles (XVIIe), Porte de la Chapelle (XVIIIe) et Porte de Montreuil (XXe). Un projet de tour de bureaux « Triangle », haut de près de 200 mètres, doit même être édifié au parc des Expositions de la porte de Versailles.
Un rapport officiel du panel de citoyens assez structuré a été présenté . Son avis est réservé sur les tours. Il préconise notamment l'utilisation de la hauteur comme outil d'aménagement sur les terrains proches d'infrastructures lourdes et l'utilisation de la hauteur comme outil de valorisation ; des préconisations intéressantes sur le plan de l'environnement sont précisées pour les immeubles de 35 à 50 m : conditions se prêtant à leur construction, utilisation de ressources simples, densification sous réserve d'aménagements spécifiques.
Le rapport officiel du panel, sur papier, peut être envoyé sur demande.
Un débat sur plusieurs points s'en est suivi : étalement urbain / consommation d'énergie / tours sociologiquement perçues comme « génératrices de puissance ». Deux logiques se sont affrontées : pro tours (Ph. Gazeau, architecte ) anti tours (Th Paquot, philosophe et éditeur de la revue Urbanisme. Autres intervenants : Franck Boutté, architecte.
Anne Hidalgo, Première adjointe au Maire, étant indisponible, Pierre Mansat, président du CAUE et adjoint au Maire de Paris a conclu sur cette première étape de concertation. Pour lui, il faut répondre en particulier aux besoins de logement.